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de code postal pour la santé mentale |
La sectorisation va contre nos droits
La Loi sur la santé et les services sociaux donne le droit à chacun de choisir l’établissement et le professionnel desquels on veut recevoir des services. La sectorisation vise à assurer aux citoyens qu’au moins un hôpital, celui de leur secteur, leur donnera des services.
Rien dans les règles de fonctionnement n’empêche quelqu’un de recevoir des services d’un autre hôpital. Cependant, la façon d’appliquer la sectorisation par les chefs des départements de psychiatrie de Montréal brime ce droit puisqu’elle limite chaque personne à recevoir des services que de l’hôpital de son secteur.
Cette pratique vient à l’encontre de la Loi sur la santé et les services sociaux. C’est pourquoi CAMÉÉ s’est engagé à lutter contre la sectorisation telle qu’appliquée par les départements de psychiatrie.
Le collectif de défenses des droits en santé mentale, Action-Autonomie a mis sur pied avec le Projet PAL un comité dont fait partie CAMÉÉ afin d’unir nos forces pour réussir à changer les choses.
Ce comité a déjà tenue deux conférence de presse qui ont permis de faire connaître la situation de quelques personnes qui ne peuvent pas changer de médecin ou d’hôpital et qui ont osé le contester publiquement. La Régie régionale s’est contenté de répondre qu’elle verrait à ce que les choses rentre dans l’ordre.
Des représentants du communautaire au Conseil d’administration de la Régie régionale de Montréal-Centre ont demandé au directeur-général de la Régie ce qu’il entendait faire pour que les psychiatres respectent la loi.
Monsieur Villeneuve a répondu qu’il n’avait pas le pouvoir de faire respecter la loi…
Le 2 mai 2001, la Régie régionale organisait une journée d’étude sur le problème de la sectorisation. On aurait pu voir derrière cela la volonté de remettre les pendules à l’heure et de redonner à notre système de santé un peu de bon sens et d’équité.
Quelle déception! Cet événement qui a réuni des représentants d’organismes communautaires dont CAMÉÉ et quelques officiels des hôpitaux n’a servi qu’à faire entendre les doléances des chefs de départements psychiatriques. Tout avait été prévu pour faire taire les opposants à la sectorisation, mais les groupes communautaires ont quand même exprimé l’importance des droits des personnes quand on leur laissait la chance de parler.
Lorsqu’il y a un conflit de personnalité entre le médecin et son patient, lorsque la confiance n’y est plus, lorsque nous désirons une deuxième opinion, nous avons le droit de consulter un autre médecin si nos problèmes sont d’ordre physique. Comment la psychiatrie en est-elle venue à dénier ce droit lorsque nous avons des problèmes de santé mentale ce, avec la bénédiction de la Régie régionale. Combien de temps allons-nous laisser des considérations administratives prendre le dessus sur une loi ?
C’est un droit inaliénable que de pouvoir choisir entre quelles mains nous remettons notre santé et notre avenir.
CAMÉÉ continuera à joindre ses efforts aux autres groupes communautaires pour faire respecter la loi sur la santé et les services sociaux.
Un droit est un droit. Et un droit ne se négocie pas.
Nouvelles de dernières minutes
Après toutes les pressions exercées sur la Régie régionale de Montréal-Centre, une note d'espoir. En effet, suite à la manifestation, aux nombreuses plaintes reçues et à la publicité qui ont entouré l'attitude passive de la Régie dans la sectorisation appliquée par les départements de psychiatrie, la Régie s'est vue obliger de réviser sa position.
La Régie régionale a convoqué une rencontre en octobre avec les chefs des départements de psychiatrie du territoire. Leur protocole sera invalidé et les codes postaux ne pourront plus être utilisés.
Faut pas lâcher et veiller au grain.
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