| L'heureux
malheur
Certains, qui ont beaucoup souffert, ont acquis une telle sagesse, une telle humanité, à travers la souffrance, ils sont en somme devenus des personnes à ce point meilleures que force est de conclure à ce paradoxe: leur mauvaise expérience fut une bonne chose. La même conclusion s'impose, si étonnante soit-elle, en ce qui concerne les amis, les proches, les amoureux ou les époux dont la relation s'est grandement améliorée à la suite d'une pénible épreuve. Celle-ci les a incités à s'épauler et a resserré leurs liens d'autant. Enfin, n'était le risque que le malheur anéantisse ou désunisse les êtres au lieu du contraire, on aurait raison de leur en souhaiter au moins un, au cours de leur vie. Car alors on serait sûr qu'il préparerait leur bonheur.
Laurent Grenier
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Cette page a été mise à jour le 28 juin, 2004